Depuis plusieurs années, les démarches liées aux titres de séjour connaissent une profonde transformation. La prise de rendez-vous en préfecture, les longues files d’attente et les dossiers papier ont progressivement laissé place à une procédure entièrement dématérialisée.

Aujourd’hui, des centaines de milliers d’étrangers réalisent leurs démarches directement sur la plateforme ANEF, l’Administration Numérique des Étrangers en France.

Cette évolution devait permettre de simplifier les procédures.

Dans de nombreux cas, elle a effectivement facilité certaines démarches.

Mais dans la pratique, de nombreux usagers rencontrent encore des difficultés importantes.

Impossible de déposer une demande.

Rubrique inexistante.

Document impossible à téléverser.

Demande bloquée pendant plusieurs mois.

Titre de séjour validé mais jamais fabriqué.

Impossibilité de renouveler un titre pourtant expirant.

Ces situations sont loin d’être exceptionnelles.

Pour certaines personnes, un simple dysfonctionnement informatique peut avoir des conséquences particulièrement graves.

Perte du droit au travail.

Perte des prestations sociales.

Difficulté à voyager.

Blocage d’une embauche.

Impossibilité de poursuivre des études.

Risque d’éloignement du territoire.

Ces difficultés concernent aujourd’hui pratiquement toutes les catégories de titres de séjour.

Étudiants.

Passeport Talent.

Vie privée et familiale.

Parents d’enfants français.

Conjoints de Français.

Salariés.

Chercheurs.

Travailleurs indépendants.

Le développement de l’ANEF constitue une évolution majeure de l’administration française.

Mais cette évolution ne dispense jamais l’administration de respecter les droits des usagers.

Lorsqu’un dysfonctionnement technique empêche un étranger d’exercer un droit reconnu par la loi, plusieurs recours peuvent être envisagés.

Le juge administratif rappelle régulièrement que la dématérialisation des procédures ne doit pas empêcher un administré d’accéder effectivement au service public.

Le Conseil d’État a notamment consacré le principe selon lequel l’administration doit garantir un accès normal aux démarches administratives, y compris lorsqu’elles sont entièrement dématérialisées.

Autrement dit, un bug informatique ne peut pas, à lui seul, justifier la perte d’un droit au séjour.

Pourtant, sur le terrain, de nombreux étrangers découvrent que la réalité est souvent beaucoup plus complexe.

Avant d’examiner les recours possibles, il est indispensable de comprendre pourquoi l’ANEF a été créée et quelles démarches sont aujourd’hui obligatoirement réalisées sur cette plateforme.

Cet article du Cabinet Atlas Avocat est réalisé par un avocat inscrit au Barreau de Caen afin d’informer les personnes étrangères en France sur leurs droits, les procédures administratives, les recours existants et l’actualité du droit des étrangers.

Ces contenus ont une vocation exclusivement pédagogique. Ils ne constituent ni une offre commerciale, ni un conseil juridique personnalisé, chaque situation étant unique et chaque parcours administratif étant différent.

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